Charles GALLOIS, enfant d’Avaux, tombé sur le sol de 

Septsarges   le 1er septembre 1914 commune de la meuse

 

 

 


 

Monsieur le Conseiller Général du canton de MONTFAUCON
Monsieur le Maire de SEPTSARGES
Monsieur le Président de la fédération meusienne André MAGINOT

et tous les membres de sa section
Monsieur le Maire d’ EPINONVILLE
Monsieur le Maire de MONTFAUCON
Madame le Maire de NANTILLOIS
Madame le Maire de CUISY
Mesdames
, Messieurs les Conseillers Municipaux
Monsieur le Figurant (enfant de Septsarges)
représentant un « poilu »
 

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,
 
 En qualité de Maire d’ AVAUX, petite commune d’environ 500 âmes, située dans le sud des Ardennes, je me devais de répondre à l’aimable invitation de Mr Guy PIERRE, Président de la Fédération Meusienne André MAGINOT, accompagné de Mr Carneiro et de nos épouses.


Certains d’entre vous peuvent se demander la raison de notre présence à Septsarges. Eh bien, si nous, Ardennais, sommes présents sur votre sol meusien, nous le devons à Mr Guy PIERRE, qui, lors de recherches avec son équipe, a remarqué la présence de deux plaques scellées à l’intérieur de l’église St-Baldéric de votre commune.


L’une comportait la liste des enfants du village morts pour la France et l’autre un poème dédié à Charles GALLOIS, enfant d’Avaux, tombé sur le sol de votre commune le 1er septembre 1914, rédigé et offert par sa sœur Marie-Antoinette qui avait pour habitude d’assister, ici, à chaque cérémonie du 11 novembre.

Mr Guy PIERRE m’ a donc contacté, voici plus d’un an maintenant, au sujet dudit soldat, enfant d’Avaux mort pour la France durant la guerre 1914/1918, à l’âge de 22 ans.


Il m’ a demandé certains renseignements concernant Charles GALLOIS que je me suis empressé de lui communiquer. Ensuite je lui ai laissé les coordonnées de Mr Alain CARNEIRO, passionné par l’histoire de notre village, pensant que ce dernier pourrait apporter quelques éléments complémentaires. Des contacts ont donc vu le jour entre ces deux hommes, puis des travaux de recherches ont été engagés, permettant de mieux connaître ce soldat.


Comme ces passionnés d’histoire me l’ont précisé, Charles GALLOIS appartenait au 132ème RI, tout comme Mr Auguste THIN, alors âgé de 21 ans, rescapé des tranchées où il fut gazé. Il faisait partie du 6ème corps d’armée. Si l’on additionne les trois chiffres de leur régiment, cela donne également le chiffre 6.


 Le jeune homme longea les 8 cercueils anonymes acheminés dans une chapelle ardente à Verdun sous la garde d’honneur, là encore, du 132ème RI. et s’arrêta donc au 6ème cercueiI. il y déposa le bouquet d’œillets blancs et rouges lui ayant été remis par André MAGINOT.


 En cette journée du 10 novembre 1920, le choix du soldat inconnu était fait sur votre sol meusien, par un compagnon d’armes de Charles GALLOIS, enfant d’AVAUX.


Le cercueil fut ensuite transféré à Paris pour être inhumé le 11 novembre 1920 sous l’arc de triomphe. 

Depuis 1920, l’idée de rendre symboliquement honneur à tous les héros dont l’identité n’a pu être définie en glorifiant l’un d’entre eux a été maintes fois reprises dans différents pays, alliés de la France.


Votre date retenue pour célébrer ce souvenir, 90 ans après, m’a permis d’être parmi vous pour accomplir ce devoir de mémoire et en suis très honoré.
 

Je vous réitère tous mes remerciements, particulièrement à Monsieur le Maire de Septsarges, ainsi que Monsieur Guy Pierre et toute son équipe, pour leur aimable invitation à cette journée commémorative et les félicite pour leur grand dévouement.

 

Discours prononcé par le Maire d’Avaux, Didier MARBY

à la mairie de Septsarges(55) le 10 novembre 2010




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